
Après
des études de chant au Conservatoire de Lausanne et à la Guildhall School de
Londres, François Piolino obtient un Premier Prix au CNSM de Paris. Il
travaille depuis plusieurs années avec le ténor Guy Flechter.
A Londres, il rencontre William Christie, qui l’invite à rejoindre les Arts Florissants, avec qui il collaborera durant plus de onze ans. On a pu l’entendre, entre autres, dans Didon et Enée (le Marin et l’Esprit) (Aix-en-Provence, Teatro Colon de Buenos Aires, New York), dans des œuvres de M.A.Charpentier - tels le Te Deum, Médée (un Corynthien et la Jalousie)(Opéra Comique, Londres, New York) ou La Descente d’Orphée aux Enfers (Tantale) - et dans un grand nombre d'oeuvre françaises des XVIIe et XVIIIe siècles, dont Les Indes galantes de Rameau (Don Carlos) (Opéra Garnier) et Les Paladinsde Rameau (Manto) (Châtelet, Londres, Shanghai, Tokyo).
Avec
Jean-Claude Malgoire, il participe à la trilogie des opéras de Monteverdi : il
est Orphée dans L’Orfeo, Télémaque dans Le Retour d’Ulysse
et Lucano dans Le Couronnement de Poppée.
Marc Minkowski lui demande d’incarner Mercure dans Orphée aux Enfers (Opéra de Lyon) , Lucano du Couronnement de Poppée (Vienne, Aix-en-Provence) , Don Basilio des Noces de Figaro (Baden-Baden) ou le Remendado de Carmen (Châtelet).
L’Opéra National de Lyon l’engage pour de nombreuses productions : Orphée aux Enfers (Mercure) ; Traviata (Gastone) ; La Flûte Enchantée (Monostatos, rôle qu’il chante également aux festivals d’Aix-en-Provence, d’Edimbourg, de Gstaad) ; Ariane à Naxos (Scaramuccio) ; La Dame de Pique (Tchekalinski).
François Piolino débute à l’Opéra National de Paris avec Tisiphone dans Hippolyte et Aricie ; habitué de Garnier et de Bastille, il y chante Pulcinella de Stravinsky, Don Carlos de Indes Galantes, Don Curzio des Noces de Figaro, Monostatos de La Flûte enchantée , le Fou dans Wozzeck, Scaramuccio d'Ariane à Naxos ou un Juif dans Salome. Il y est également un très remarqué Novice dans Billy Budd.
Au Théâtre du Châtelet, il est Scaramuccio dans Ariane à Naxos, Schmidt dans Werther, Manto dans Les Paladins, le Remendado dans Carmen, et Badal dans le très rare Padmâvatî de Roussel.
On retrouve François Piolino à Saint-Étienne, où il est Beppe / Arlecchino dans I Pagliacci ou Guillot de Mortfontaine dans Manon ; à Liège, il chante les quatre valets des Contes d’Hoffmann et Sebas dans Der König Kandaules de Zemlinsky ; à Marseille ou Lille, il est Monsieur Triquet d’Eugène Onéguine ; à Montpellier, Remendado dans Carmen ; à Rennes, il est Caïus de Falstaff, ainsi que George Dibdin dans la création française - presque deux cents ans après sa création mondiale - du Vampyr de Marschner ; à Genève, il est un des Juifs de Salomé et à l'Opéra National du Rhin, il incarne Schmidt dans Werther et Caïus dans Falstaff.
Fidèle à l'Opéra
National de Lorraine, à Nancy, François Piolino y chante Valzacchi du Chevalier
à la rose, Monostatos
de la Flûte enchantée, et Sebas dans Der König
Kandaules (Zemlinsky),
Loustot dans Véronique, Flute/Thisby dans le Songe d'une nuit
d'été, ou la théière, l'arithmétique et la
rainette de l'Enfant et les sortilèges et Don Basilio des Noces de Figaro.
A
la Staatsoper Unter den Linden de Berlin il incarne le Remendado dans Carmen
et Goro dans Madame Butterfly.
Outre les chefs baroques William Christie, Christophe Rousset, Mark Minkowski ou Jean-Claude Malgoire, François Piolino chante sous la baguette d'Yvan Fischer, Michel Plasson, Bernhard Kontarsky, Dan Ettinger, Juraj Valcuha, Lawrence Foster, Hartmut Haenchen, Geoffrey Tate, Pinchas Zukerman ou Philippe Jordan.
Il travaille sous la direction de nombreux metteurs en scène, dont Jean-Marie Villégier, Laurent Pelli, Klaus Michael Grüber, Stéphane Braunschweig, Bob Wilson, Jean-Louis Martinotti, Günter Krämer, Jean-Claude Berutti, Patrice Caurier et Moshé Leiser, Mariame Clément, Christoph Marthaler, etc...
François Piolino donne également des concerts d’oratorio (cantates de Bach, Evangélistes des Passions) et des récitals, notamment à l’Opéra de Lyon, à l'Opéra National de Lorraine ou à l'Opéra de Lille: lieder et mélodies de Beethoven, Schubert, Schumann, Gounod ou Bizet, ou un programme entièrement dédié à la musique de Noël.
Il participe à de nombreux enregistrement, notamment avec les Arts Florissants : La descente d’Orphée aux Enfers, des motets de Mondonville, Dumont et Rameau, Médée de Charpentier, Hippolyte et Aricie de Rameau ou le très remarqué Lamento di Giasone de Sigismondo d’India ; pour la télévision et le DVD, il enregistre Le couronnement de Poppée (Aix-en-Provence) , Les Indes Galantes (Opéra de Paris) et Les Paladins (Théâtre du Châtelet) de Rameau, et Werther (Théâtre du Châtelet).
Parmi ses projets, notons La veuve joyeuse, L'enfant et les sortilèges, La flûte enchantée ou Carmen à L'Opéra de Paris, et L'enfant et les sortilèges et L'heure espagnole au Festival de Glyndebourne.